L’hernie discale chez le chien

Depuis quelques jours, votre chien, le teckel, le bouledogue français, ne va pas bien. Il mange moins, reste couché plus longtemps, ne veut plus jouer comme avant avec sa balle, se tient le dos arqué et ses pattes arrière ne semblent pas avoir de force.
Inquiet, vous devez vous rendre chez votre vétérinaire qui, aussitôt, diagnostiquera peut-être une hernie discale. Les signes ne mentent pas : douleur à la palpation du dos et déficit neurologique aux membres postérieurs avec début de paralysie partielle. La grande question survient : mon chien va-t-il être paralyser?

Dans la très grande majorité des cas, il n’y aura pas de paralysie mais à la condition de prendre cela très au sérieux. Dans un premier temps, il est impératif de mettre le chien au repos complet en cage et de réduire ses déplacements au strict minimum. Si un tel engagement peut être pris, nous pouvons soulager la douleur et réduire l’inflammation en administrant de la cortisone. Il est important de comprendre que l’hernie discale est causée par l’apparition inopportune d’une portion d’un disque vertébral qui vient faire une pression sur la moelle épinière. Ce qui amène une vive douleur et un début de signe neurologique pouvant aller d’une petite boiterie à une paralysie complète des membres arrière.

Lorsque la pression sur la moelle épinière est trop grande et qu’il y a un risque de paralysie complète et définitive, il faut parfois se rendre de toute urgence en chirurgie afin de corriger la situation. Évidemment, cette intervention demeure toujours un dernier recours.

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Diagnostic de l’hernie discale chez le chien

Le diagnostic se fait par un bon examen de l’animal et l’histoire du cas. A la radiographie régulière, il est parfois possible de voir un rétrécissement de l’espace intervertébral avec parfois présence de matériel discal minéralisé. Si la myélographie est très utile pour confirmer de manière plus précise l’endroit exact de l’hernie, il semble que cette technique soit appelée à être mise de côté avec l’arrivée de la résonance magnétique qui permet de mieux visualiser la compression sur les tissus nerveux.

Dans bien des cas, les chiens pourront reprendre leurs activités normales après quelques mois de convalescence. Cependant, le propriétaire devra garder en mémoire qu’une rechute peut toujours survenir et qu’il est plus prudent de conserver un poids santé (éviter l’embonpoint) et d’éviter toute activité physique pouvant créer une pression indue sur la colonne vertébrale (course, saut, descente d’escalier).

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Rémi Guérin : éducateur canin et comportementaliste pour chien