Sortir son chien : l’obligation des maîtres de ramasser

S’il est un plaisir canin tout simple, supérieur même à la promenade en voiture, aux caresses illimitées ou à une soirée d’hiver au coin du feu, c’est sûrement une bonne ballade dans le quartier. Une promenade des plus hygiéniques, en outre, pour le maître contraint de sortir, beau temps mauvais temps, fatigué ou pas, rasé ou non…, sous peine d’une sanction pipi-caca immédiate et bien méritée sur les tapis, dimanche et jours de fête compris !

À moins de baigner dans la plus grande inconscience et la plus indigente permissivité citoyenne, sortir son chien n’est pas chose si simple. Comme par hasard en effet, un autre toutou se pointera immanquablement au coin de la rue. Tout aussi fatalement, aussi, les deux chiens, pourtant à plus 100 mètres et sur des trottoirs différent, seront irrésistiblement attirés l’un vers l’autre, et avec une énergie peu commune. Le malheur, c’est que la majorité de ces toutous chéris n’a pas reçu, dans une école de dressage par exemple, le minimum d’éducation canine requise pour vivre en société. Et comme nombre de parents n’ont ni le talent ni la patience, ni même le temps d’éduquer leurs propres rejetons, on imagine facilement où s’arrête la «scolarité» canine !

Dans ces conditions, et même avec un compagnon de taille moyenne, il faut de bons bras, une solide laisse, mais aussi un harnais ou un hatli pour éviter les attroupements ou affrontements canins parfois saignants sur la voie publique. Ou tout simplement ces séances de reniflage intimes à n’en plus finir.

L’heure du caca matinal ou du pipi vespéral reste un moment particulièrement pénible aussi pour le gazon des voisins méticuleux. En matière de déjections canines, il faut bien reconnaître que la plupart des propriétaires français se sont finalement pliés sans fausse honte au ramassage des gros besoins. À la différence de certains maîtres, nombreux encore à ruser pour ne pas devoir se pencher inélégamment. Et ce, en dépit d’un nouveau règlement municipal assez mordant. Cependant, un caca, même soigneusement ramassé sur les pelouses, laisse des odeurs qui appellent irrésistiblement d’autres déjections encore.

{loadposition pub}

Reste enfin la question épineuse de l’urine toujours pas réglementée. Le pipi, qui possède un puissant rôle social chez les canidés, attire le pipi autant qu’un camembert bien coulant fascine les mouches. Chez la chienne, l’urine est habituellement évacuée en une seule, digne et longue miction. Chez le mâle, c’est au contraire une sorte de divertissement social, sans fin, besogneux et systématique. Lassant même parfois, pour qui promène Médor : trois gouttes sur la boîte aux lettres, quatre sur le poteau téléphonique, mais une bonne rasade matin et soir sur le magnifique et plus inspirant sapin bleu de Norvège que la voisine vient tout juste de planter. Pire encore pour le malheureux conifère, tous les chiens du quartier défilant à la queue leu leu se font un devoir de déposer leur carte de visite urinaire. Rien d’étonnant donc, à ce régime bien arrosé, si les branches basses du malheureux sapin bleu sont déjà mortes…

Pour se rendre compte de l’impact urinaire canin sur la végétation urbaine, il suffit d’observer les larges taches jaunâtres de gazon brûlé. Si donc, les propriétaires de chiens ne veulent pas se faire d’ennemis supplémentaires, et pousser les autorités municipales à réglementer aussi la miction canine, ils devraient comprendre que si ramasser les crottes c’est bien, faire pipi au bon endroit, c’est encore mieux.

Quel est le prix de l’amende pour une crotte de chien à Bordeaux ?

Le tarif de l’amende peut varier entre 35€ et 450€, c’est assez motivant pour ramasser les excréments de son chien. Personne n’apprécie de marcher sur une crotte de chien et ramasser prend moins d’une minute.

Catégories Divers

Laisser un commentaire