L’akita inu

L’akita attire impressionne fascine par son physique et par l’impression qu’il dégage… Maintenant parfait chien de compagnie, cet ancien chien de chasse et de combat japonais mérite un certain engouement, à tempérer par une bonne connaissance de ses caractéristiques, car il est loin de convenir à tout le monde.

Alors que les abandons augmentent à cause de son caractère facilement dominateur, il peut être le compagnon parfait pour certaines personnes. Attention à ce que son aspect de chiot nounours ne le fasse pas prendre en main trop tardivement…

Il est à noter immédiatement qu’il ne faut pas penser à avoir un akita de même sexe qu’un autre chien à la maison !

Même élevés ensemble, même avec un chien que vous qualifiez de « pas dominant », (c’est un terme qui a été mal utilisé, mettez deux soit disant dominés ensemble, et il y aura un dominant…), n’y pensez pas, ce serait jouer à la loterie.

Même les chiennes se battent facilement, et vous ne le saurez pas en prenant le chiot, c’est pour cela que c’est de la loterie. Ils ont le défaut de ne pas savoir arrêter dans une bagarre, même si l’autre se soumet. Les bagarres se déclenchent au quart de tour sans prévenir, sauf si on sait lire ce que s’envoient leurs regards, parfois en une fraction de seconde.

L'EDUCATION DE L'AKITA INU: Toutes les astuces pour un Akita Inu bien éduqué
  • 172 Pages - 11/01/2017 (Publication Date) - Independently published (Publisher)

Il a absolument besoin de se trouver dans une famille sensibilisée à la race et à ses spécificités.

Seules les méthodes dites positives lui conviennent, et il convient très bien aux personnes pas trop sportives.

Ce n’est pas un compagnon de grand sportif !

Si vous savez être constant sans être dur, il reste un chien idéal, comme toutes ces races japonaises, lorsque vous avez besoin d’un chien silencieux et calme, avec des qualités assez félines, capable de flemmarder comme d’apprécier de longues balades tranquilles.

Histoire

A l’origine, toutes les races canines Japonaises étaient de petite à moyenne taille et il n’existait aucune race de grande taille. Dès 1603 provenant de la région d’ Akita, les chiens nommés « Akita Matagis » (chiens de taille moyenne pour la chasse à l’ours) ont été employés comme chiens de combat. Depuis 1868, la race a été croisée avec le Tosa et avec des Mastiffs. A la suite de ces croisements, la taille de la race augmenta, mais certains traits caractéristiques propres aux chiens de types Spitz disparurent.
En 1908, les combats de chiens furent interdits. La race fut néanmoins préservée et améliorée ; elle devint par la suite une grande race japonaise, et, en 1931, 9 chiens d’élite furent désignés comme « Monuments Historiques ».
Pendant la seconde guerre mondiale (1939-1945) il était courant d’employer des peaux de chiens pour confectionner des vêtements militaires. La police ordonna la capture et la confiscation de tous les chiens sauf les Bergers allemands qui étaient réservés pour les tâches militaires. Certains amateurs essayèrent de circonvenir la loi en croisant leurs chiens avec des Bergers allemands. A la fin de la seconde guerre mondiale, le nombre des Akitas étaient dangereusement réduit et les chiens se présentaient sous trois types différents : I) des Akitas/Bergers allemands. La situation de la race était gravement perturbée.
Pendant la période de la restauration de la race pure après la guerre, Kongo-go, un chien de la ligne de sang Dewa, jouit d’une popularité passagère, mais extrêmement importante ; ce chien présentait extérieurement les traits caractéristiques de l’influence de Mastiffs et de Bergers allemands. Le nombre des éleveurs d’Akita augmenta et la race devint très prisée du public. Cependant, des amateurs éclairés refusèrent d’accepter ce type de chien comme vraie race japonaise et s’efforcèrent d’éliminer les caractéristiques des races étrangères en faisant des croisements avec des Matagi Akitas ; le but était de retrouver le type original de la race. Ces efforts couronnés de succès ont permis de stabiliser la souche pure de l’Akita de grande taille bien connu de nos jours.

L’histoire d’Hachiko, connue de tous les japonais :

Même un film a été tourné sur Hachiko le chien fidèle !

Cet akita fauve, accompagnait tous les matins son maître, professeur d’université, à la gare où il allait aussi l’attendre chaque soir.

Hachiko avait 18 mois lorsque son maître mourut à l’université et ne revint pas.

Son akita revint lui, tous les soirs, l’attendre à la gare. Il était bien sur très connu, et quand il eut 7 ans, son histoire parut dans un journal national. C’était en 1932 et il mourut en 1935. C’est un musée qui l’accueille, empaillé, et plusieurs statues sont érigées à son image, dont une bien sur à la gare de Shibuya à Tokyo.

C’est un point de rendez-vous d’amoureux qui viennent se jurer… fidélité bien sur !

Le caractère

Fortement imprégné par son pays d’origine, le Japon, l’AKITA-INU est fait de contraste, de subtilité, d’harmonie et de mystère. Que ce soit par son apparence physique ou par son mental, l’AKITA est un habile mélange d’équilibre, de simplicité, de force, de noblesse et de dignité.
Au quotidien, l’AKITA s’adapte au mode de vie de son maître. Chien des villes ou chien des champs, il trouvera sa place comme chien de famille. L’AKITA est un compagnon affectueux avec ses proches, discret, calme et peu aboyeur. Il aime vivre auprès de son maître sans pour autant devenir « collant ». Il peut néanmoins rester seul quelques heures et attendre sereinement son retour. Son caractère est posé et réfléchi. Sous son faux air naïf, l’AKITA sait prendre des initiatives. D’une fidélité légendaire, les Japonais disent de lui : l’AKITA a un seul maître et n’écoute que ce dernier.Si son apparence le rapproche des Nordiques, il n’est pas un chien de travail. Sa vocation est la compagnie. Il a un besoin modéré d’exercice. Certains le dise même un peu paresseux !
Un petit jardin ou la vie en appartement peut lui convenir sous condition toutefois de lui offrir de grandes promenades. L’hors de ses sorties à la campagne, son instinct ancestral de chasseur réapparaît. Il bondit alors sur un mulot ou piste les odeurs laissées par un lièvre.De part son gabarit et son assurance, l’Akita est un excellent protecteur pour sa famille et son territoire.Avec les enfants de la maison, il est un remarquable compagnon et un confident de tous les instants, à condition qu’il ne soit pas tyrannisé et que l’on respecte son besoin de tranquillité. Les femelles, plus douces et patientes, sont généralement recommandées avec les plus jeunes. Par contre méfiance avec les petits copains en visite à la maison, l’AKITA qui a un fort instinct de protection, risque de s’interposer en cas de bousculades. Malgré son volume, il peut suivre son maître au cours de ses déplacements. Il pourra se faire oublier dans la salle d’un restaurant ou dans une chambre d’hôtel. Même si ses attitudes sont pondérées cela ne doit toutefois pas faire oublier que l’AKITA est un dominant. Pour cette raison, il ne sera pas le chien de tout le monde. Avant de le choisir comme compagnon, il faut être conscient que l’AKITA est un chien qui demande une éducation précoce. Dés les premiers jours, il faut établir les limites à ne pas franchir et les règles à respecterIl faut aussi préciser que l’AKITA est très dominant avec les autres chiens. Passé la puberté, il supporte généralement mal la présence d’un congénère de même sexe que lui. Cette caractéristique est plus marquée chez les mâles.

La santé

L’AKITA est un chien robuste qui bénéficie d’un bon capital santé. Son épaisse fourrure joue le rôle d’isolant thermique. Il est ainsi protégé du froid mais aussi de la chaleur. Comme beaucoup de races de ce gabarit, l’AKITA peut être touché par la dysplasie des hanches. Donc si on souhaite acquérir un chiot, il est plus prudent de s’assurer que ses parents sont indemnes (Dys.A ou Dys.B), car cette affection peut se retransmettre de façon héréditaire.Il faut aussi signaler plusieurs cas d’Adénite Sébacée, maladie auto-immune à caractère récessif, dont les principaux symptômes sont un excès de sébum et une perte de poils dus à la disparition progressive des glandes sébacées. La fourrure a alors un aspect «mité ».
Le JKC et le WUAC ont lancé avec l’université de Göttingen en Allemagne une recherche génétique sur cette maladie. L’AKITA peut aussi être atteint par le VKH (Syndrome de Vogt-Koyanagi-Harada), autre maladie auto-immune, dont le mode de retransmission génétique reste inconnu à ce jour. Les symptômes sont de l’uvéite et de la dépigmentation cutanée. Si un traitement est entrepris dès les premiers jours ( corticothérapie à vie), les signes et l’évolution de la maladie peuvent être stoppés.
L’akita est quand tout va bien un chien rustique et vivant relativement vieux en se portant bien, sauf s’il est génétiquement atteint d’une maladie auto-immune. Ce sont deux maladies graves et incurables :

  • L’adénite sébacée
  • Le VKH

Ce sont des maladies auto-immunes, et tout pousse à penser que ce sont des maladies héréditaires, mais polygéniques. En simplifiant, les deux parents doivent en être porteurs pour que la maladie apparaisse, de façon à réunir les gènes nécessaires à son apparition. Cela veut aussi dire que certains accouplements malheureux produiront plus de chiots qui seront un jour malade.

Certains chiens déclencheront une maladie après avoir reproduit, ce qui rend encore plus difficile son éradication, puisque les enfants d’un chien atteint sont tous des porteurs de la maladie, même s’ils ne sont pas malades eux-mêmes. Dans leur descendance un jour ou l’autre deux porteurs seront mariés ensemble…

Pour l’instant beaucoup de cas se sont déclenchés chez des frères et soeurs. On sait aussi qu’outre la prédisposition héréditaire, le facteur de stress joue un rôle important dans son apparition.

Des akita à poils longs

Un défaut éliminatoire. Parmi les défauts éliminatoires pour la confirmation, le standard cite le « poil long (hirsute)». Cela veut donc dire que l’on peut rencontrer des Akitas inus dont la fourrure est opulente. En fait, il n’est pas rare de trouver au milieu d’une portée dont les parents sont confirmés, voire primés en expositions ou même champions, un chiot qui présente une fourrure plus longue que ses frères et sœurs. Un pedigree provisoire non confirmable ! Cette « boule de poils », bien que ne pouvant prétendre à un pedigree définitif, n’en demeure pas moins un AKITA.
L’éleveur devra le déclarer à la Société Centrale Canine pour l’inscrire au L.O.F. au même titre que les autres chiots de la portée. Un certificat de naissance sera donc remis à ses nouveaux maîtres. Par contre, n’étant pas conforme au standard, l’Akita « poils longs » ne pourra prétendre au titre de reproducteur, ni remporter des prix en exposition. Parents porteurs. Si un chiot s’avère être « poils longs », cela veut dire que son père et sa mère sont porteurs du gène « poils longs » bien que ces derniers soient poils courts.
Si seulement un des deux parents est porteur, alors aucun chiot ne naîtra « poils longs ». Mais ces chiots, qui à coup sûr seront porteur du gène, pourront à leur tour engendrer des chiots «
poils longs » s’ils sont accouplés à un partenaire porteur du gène. Pour avoir une meilleure idée du patrimoine génétique de son Akita, il faudrait, si c’est un mâle, qu’il saillisse un grand nombre de femelles « poils longs » et qu’il ne naisse de ces unions aucun chiot « poils longs ».
Dans la pratique, cela n’est pas envisageable donc nous ne devons pas tirer de conclusion trop rapide sur le bagage génétique de notre chien ! Un atavisme impossible à éradiquer. Cet atavisme, très fréquemment rencontré dans les élevages, rend inenvisageable de retirer tous les Akitas reconnus porteurs du gène sous peine de perdre une trop grande diversité génétique et d’anéantir la race. De plus, le défaut « poil long » ne présente qu’un critère physique dicté par le standard qui en aucun cas, il n’affecte en rien la santé du chien. L’Akita « poils longs », malgré son défaut de fourrure le rendant non confirmable, aura toutes les autres caractéristiques de sa race. Il pourra parfaire dans sa vocation de chien de compagnie et réaliser ainsi le bonheur d’une famille.

Alimentation

Consultez notre guide sur les croquettes : les meilleures croquettes pour chien, voici la version pour les croquettes pour chiots.

Utilisation :

  • Chien de compagnie et de garde.
  • Chien de pistage (passé de chien de chasse).
  • Agility possible si les résultats et la rapidité ne sont pas vos priorités, et si vous souhaitez augmenter vos liens avec votre akita et entretenir sa vivacité.
  • Certainement pas chien de traîneau.
  • L’akita a les pattes arrières trop droites, et manque de plaisir aux activités de groupe.

Entretien :

C’est un chien qui existe en 3 couleurs, roux, bringé et blanc. Le roux s’appelle sésame quand il est mêlé de poils aux pointes noires, en général sur le dos.

La couleur rousse est la plus populaire, aussi parce que la plus photogénique !

Le blanc doit être un très beau chien pour « flasher », et sa truffe, même noire étant chiot, se décolore toujours.

Le bringé est non seulement le plus varié dans ses nuances, mais le plus impressionnant. Comme ce n’est qu’une question de couleur, vous en rirez si vous avez un jour un « adorable bringé gentil gardien » !

Sachez que ceux qui ont opté pour un bringé sont ceux qui en général ont connu la race en vrai avant de la connaître en photo…

Il parait à poil court, mais sous cet aspect de velours se cache une bonne épaisseur de poil et de sous-poil !

La mue est impressionnante, mais attention à ne pas confondre avec un début d’adénite sébacée (voir santé).

Conclusion :

C’est un chien beau et plein de charme, qui saura vous étonner par ses paradoxes, entre calme et vivacité, dignité et innocence, civilité et naturel, qui saura vous attendrir par sa délicatesse et son attention pleines d’empathie, et qui saura aussi devenir calife à la place du calife sans même que vous vous en rendiez compte…

Ce sont les yeux de l’akita qui résument tout :

On y voit tour à tour toutes les facettes de cette personnalité multiple, et surtout ce mélange de fierté et d’innocence naïve.

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